Projet de soins et d’accompagnement

Le projet de soins s’inscrit dans la mise en œuvre de missions

Le texte de référence est le Décret N°2007-877 du 14 mai 2007 relatif aux missions des centres de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie. Ce texte demande aux CSAPA d’assurer pour les personnes ayant une consommation à risque, un usage nocif ou présentant une dépendance aux substances psychoactives, ainsi que pour leur entourage :
  • L’accueil, l’information et l’évaluation médicale, psychologique et sociale et l’orientation de la personne (patient usager) et/ou de son entourage,
  • La réduction des risques associés à la consommation de substances psychoactives,
  • La prise en charge médicale, psychologique, sociale et éducative de toutes les formes d’addiction. Elle comprend :
    • le diagnostic,
    • les prestations de soins,
    • l’accès aux droits sociaux
    • l’aide à l’insertion ou à la réinsertion.
Le CSAPA d’Argile est ainsi impliqué dans la prescription et le suivi de traitements de substitutions opiacés et conduit à prendre en charge également des personnes présentant des addictions sans produit.



Il s’inspire en permanence de valeurs
Le projet de soins et d’accompagnement est conduit dans le respect de l’égale dignité des patients accueillis et de leur entourage, avec l’objectif de répondre de la façon la plus adaptée aux besoins de chacun d’eux.
Ces valeurs se déclinent dans des devoirs pour les différents professionnels :
  • Accueil sans distinction avec une attitude égale à l’égard de tous les usagers,
  • Action continue axée sur la réponse aux besoins dans le cadre d’un projet de soins et d’accompagnement individualisé,
  • Relation de proximité et position de distance/rester à sa place, empathie,
  • Position active et positive de guidance,
  • Appui du sens partagé de l’action,
  • Respect des règles légales, notamment en matière de secret professionnel, de sécurité, de signalement éventuel et des droits des usagers notamment de l’article 7 de la loi du 2 janvier 2002, expliquées dès le départ d’un accompagnement,

 

Schéma général d'intervention

L’accueil physique ou téléphonique du patient et/ou de son entourage est capital dans l’amorce de la prise en charge.

Objectifs du primo accueil :

  • Accueillir pour informer (s’informer sur la nature de la demande, fournir des informations sur le centre et les processus de prise en charge, proposer un rendez-vous),
  • Accueillir pour engager une prise en charge (recueillir la demande de la personne et fixer les premiers rendez-vous avec les différents professionnels de l’équipe, recueil des données administratives du patient),
  • Construire un espace d’écoute, d’échange et de dialogue pour les patients et/ou leur entourage (cadre d’accueil convivial et chaleureux dans un espace permettant de préserver la confidentialité, reconnaissance de la dignité humaine de chacun pour permettre l’émergence d’une expression et d’un dialogue totalement libre et ouvert tout en respectant le cadre institutionnel)

Le premier entretien est effectué par le primo intervenant. Il présente les locaux, la composition de l’équipe et les compétences respectives et informe l’usager de ses droits, rappelle la notion d’anonymat, de secret professionnel partagé et de gratuité.
Quid du Règlement ?
Charte des droits et devoirs ?

L’action interdisciplinaire est un rouage essentiel de l’accompagnement du patient et de son entourage. Animée et conduite par le médecin responsable, elle se décline sur plusieurs niveaux :

  • Importance de l’accueil, de l’écoute et de la tenue du dossier commun,
  • Entretiens/Réunions cliniques hebdomadaires regroupant les différents membres de l’équipe permettant des échanges sur l’accompagnement de chaque patient,
  • Projets de soins et d’accompagnement individualisés établis, selon les cas, par un référent de l’usager ou par l’ensemble des professionnels impliqués dans l’accompagnement de la personne/patient

Préambule commun à toutes les situations, pour tous les patients, elle se décline en :

  • Bilan des consommations de produits psychoactifs et identification du produit principal,
  • Bilan des dommages psychologiques, familiaux, sociaux, professionnels et judiciaires,
  • Examen clinique,
  • Bilan des comorbidités,
  • Etablissement d’un diagnostic médical vis-à-vis d’un ou plusieurs produits et/ou comportements.

L’initiation de la prise en charge médicale peut être réalisée par le médecin addictologue comme par le médecin psychiatre.

Objectifs de la primo consultation médicale :
  • Etablir un premier diagnostic médical et favoriser un climat de confiance favorable à une alliance thérapeutique.
  • Préciser le projet de soins et d’accompagnement individualisé et notamment le travail en partenariat selon les comorbidités et dommages diagnostiqués.
  • Rappeler le cadre d’accompagnement interdisciplinaire. Il existe un secret médical qui peut être partagé avec d’autres membres de l’équipé dans l’intérêt du patient, et rappeler les règles et les limites.

Les infirmières :

  • assurent les primo-accueil des patients en demande de traitements.
  • établissent le lien et la continuité des soins entre les patients et les professionels,
  • orientent les patients, en interne comme en externe pour une meilleure prise en charge dans leur parcours de soins.

Leurs missions :
  • Traitements de substitution :
    • Délivrance Méthadone/Subutex/Médicaments
    • Prélèvements urinaires/Analyses
    • Rdv médecins en interne ou orientation & accompagnement (Psychiatrie, Urgences, Hépatologie,...)
    • Pansements/ECG
    • Lien avec Pharmacie de Ville
    • Synthèse & Transdisciplinarité partenariale
 
  • Quotidien du Patient / Projet de soins :
    • Travail
    • Post-cure
    • Mal être
    • Départ en vacances
 
  • Prévention :
    • TROD/Fibroscan/Vaccination/Contraception
    • Accompagnement RDR (distribution de matériel stérile et préservatifs)
    • Point sur les pratiques de consommation
       
  • Social :
    • Point sur la situation sociale et orientation vers l’Assistant de Service Social (CMU,...)
       
  • Partenariat :
    • Les autres CSAPA,
    • Les foyers,
    • Les hopitaux,...

La croisée des chemins entre la vie institutionnelle et la rencontre clinique est destinée à apporter une aide et un accompagnement adapté pour chacun :

Souplesse thérapeutique : les entretiens cliniques individuels ont lieu dans les locaux du CSAPA, mais également à domicile pour les personnes suivies en appartement thérapeutique, pour des personnes rencontrées au CSAPA et hospitalisées des visites sont organisées en hôpital général et en psychiatrie.
Cette souplesse s'inscrit dans l'idée de 'allez vers' afin de préserver une continuité des soins.

Orientation : la rencontre se concrétise par une demande spontanée dès la venue au centre, une orientation des usagers par les membres de l'équipe à travers les différents dispositifs (Pôle Hébergement, CJC, plateau de oins), au sein des plages d'accueil et / ou des activités proposées par le CSAPA.

La place du psychologue dans le collectif de l'accueil : des échanges avec les usagers de RdRD conduisant à la constitution à des groupes de parole 'improvisés" sur des thèmes gravitant autour des conduites addictives :
             - impact des consommations sur l'entourage,
             - les liens avec les enfants, ... 
 

Le désir des usagers de rencontrer le psychologue est animé par leur volonté de mettre du sens sur leurs conduites addictives et d'exprimer une souffrance liée à un parcours de vie souvent traumatique


La prise en charge spécifique selon les types de public

Information sur les modalités de substitution et sur le sevrage, et leurs conséquences somatiques respectives, lors du premier entretien.

Rappel de la loi (voir monographie Vidal) et du contrat de soins qui en découle.

Nous ne sommes généralement pas confrontés à des patients en état de manque ou en risque de l’être. Nous décidons ainsi généralement de ne pas répondre dans l’urgence et de différer les demandes de traitement substitutifs aux opiacés par méthadone.

Un bilan médico-psychosocial est systématiquement réalisé, autant que possible avant l’initialisation de tout traitement substitutif.

Le traitement substitutif méthadone est autant que possible pris quotidiennement au centre pendant les deux première semaines minimum, sauf le week-end et les jours fériés où le traitement est confié au patient sous sa responsabilité.
Il inclut la pratique d’analyses d’urines régulière et un ECG si le dosage atteint 100 mg/jr. La délivrance journalière est maintenue tant que les résultats des analyses ne seront pas satisfaisants.
La posologie est évaluée chaque jour en fonction de la tolérance du patient au poduit.


Equipe médicale

  • Jean-Christophe Roegel Médecin Addictologue Médecin référent du CSAPA
  • Patrick Spiess Médecin généraliste
  • Stéphane Olivier Médecin psychiatre
  • Stéphane Robinet Pharmacien
  • Infirmière

Equipe psycho-sociale

  • Assistant du service social Portable : 06 84 31 59 19
  • Roy Haddad Educateur spécialisé Référent des logements sur Colmar
    Portable : 06 80 22 15 14
  • Cédric Ginter Educateur spécialisé Référent des logements sur Mulhouse
    Portable : 06 74 13 55 34
  • Educateur spécialisé Référent de la Consultation Jeunes Consommateurs (CJC)
    Portable : 06 79 05 44 06
  • Chargé d'accueil
  • Ambre Erbisti Psychologue Portable : 06 84 13 48 43