La Consultation Jeunes Consommateurs est inscrite dans le plan gouvernemental de luttre contre la drogue et les conduites addictives 2013-2017.

" Accueillir les jeunes consommateurs, parents, proches, professionnels de la santé, de l'éducation et de la justice
Soutenir et écouter
Accompagner et prendre en charge
Orienter les personnes en fonction des besoins
Informer, prévenir et réduire les risques et les dommages"

Nos Objectifs

La CJC en trois points

La consultation jeunes consommateurs de l’association ARGILE a pour mission d’ aller vers les personnes de moins de 25 ans résidant aux environs de Colmar, qui ressentent des difficultés en lien avec une addiction, qu’elle soit liée à une substance illicite (cannabis, cocaïne…), licite (alcool, tabac…), ou sans produit (jeux vidéos, réseaux sociaux…).

Pourquoi rencontrer un professionnel de la CJC ?
L’objectif est de proposer une écoute et un échange quant aux questionnements et difficultés vécus par les jeunes et leur entourage dans des conduites qui deviennent problématiques.
L’addiction constitue la porte d’entrée de la rencontre entre le professionnel et le jeune, mais le travail initié dépasse cette problématique pour aborder des aspects plus larges, tels que la scolarité, l’insertion, la situation familiale, ou le mal-être.

L’accompagnement CJC, ça consiste en quoi ?
Nous proposons un accueil gratuit et confidentiel qui s’adapte au contexte de vie des jeunes. L’éducateur en charge de cette consultation se déplace sur le terrain du public concerné : établissements scolaires, foyers, MJC, clubs associatifs, domicile, etc. L’échange peut aussi se dérouler dans les locaux de l’association, au 15 rue Peyerimhoff à Colmar.
L’accompagnement peut prendre la forme d’entretiens individuels, mais aussi d’activités de groupe (jeux, ateliers d’écriture…) en fonction des aspirations et du parcours de la personne. Selon ce parcours, différents types de professionnels d’Argile peuvent être sollicités (éducateur, psychologue, assistant de service social, infirmier, médecin).

« Je m’inquiète pour mon enfant, pour un proche… »
Les jeunes peuvent venir seuls ou accompagnés de leur parent, voire d’un proche.
L’entourage peut être reçu pour aborder ses préoccupations. Il obtiendra un soutien et des informations quant aux addictions, et aux spécificités de l’adolescence ainsi que de l’entrée dans l’âge adulte.
La durée de l’accompagnement pourra varier selon la situation du jeune.
 

Pour approcher et rencontrer un public adolescent et jeunes adultes, aux prises avec différents types d’addictions, nous avons mis en place plusieurs actions collectives qui s’adaptent aux lieux d’intervention et à leurs contextes, pour le secteur de Colmar et alentours :

En milieu scolaire, en lien avec l’infirmière de l’établissement, nous rencontrons aussi bien des classes entières que des petits groupes.
En classe entière, nous proposons une intervention en binôme, éducateur et ancien consommateur, afin de nous appuyer sur un récit de vie, sur du réel, pour interpeller les élèves, et interagir avec eux.
En petits groupes, cela peut prendre la forme de café-débats, séances de jeux de société, mises en scène basées sur les méthodes du théâtre forum, ou plus globalement toute potentialité qui permettra de médiatiser le rapport intime que chacun peut entretenir avec les addictions. Nous nous inscrivons également dans certains modules des formations de délégués de classe, et sur des temps de soirée en internat par exemple.

En foyer de jeunes, centres médico-sociaux, centres socioculturels, etc., des présences sont assurées sur des temps d’activités existants (aide aux devoirs, repas partagés avec les jeunes, permanences régulières, etc.) pour être repérer comme interlocuteur possible sur les questions de dépendance. Ces rencontres facilitent la prise de contact et le dialogue pour des publics qui n’iraient pas spontanément vers un centre de soin.

Auprès des professionnels et de l’entourage des jeunes, nous intervenons également pour soutenir des équipes, animer des échanges ou des formations thématiques, ainsi que pour tenter d’apporter des réponses sur les types de consommation et leurs conséquences potentielles.

Chaque nouvelle demande d’intervention est étudiée avec attention pour pouvoir apporter une réponse en adéquation avec le contexte et les problématiques rencontrées.

Depuis janvier 2017, une nouvelle forme d’intervention est proposée par la « consultation jeunes consommateurs » de l’association ARGILE. L’association intervenait déjà en établissements scolaires et en foyers de jeunes, mais certaines de ses actions s’appuient désormais sur le récit de vie d’un ancien consommateur.

De la bouche des lycéens que nous avons rencontré, cette forme est intéressante et stimulante, en cela qu’elle s’appuie sur du vécu, de l’expérience vraie. En bref, ça n’est pas du « blabla », et ça, ça cause aux jeunes !

En racontant son parcours de vie, les failles et difficultés qui on pu être rencontrées autour d’un produit, ou de conduites à risque, le bénévole effectue un exercice difficile. La voix est parfois tremblante, et le regard loin. Mais c’est justement l’authenticité de cette tranche de vie qui vient interpeller les adolescents derrière leurs retranchements et réserves naturels, et pour qui la réaction spontanée face à un intervenant est habituellement plutôt : « Et toi, t’y connais quoi ? T’as essayé quoi pour nous parler de tout ça ? »

A ce jour nous avons effectué plusieurs fois cette action, ce qui nous a permis de toucher environ 260 jeunes. Il ne s’agit pas de porter la bonne parole, ni de se prétendre porteur d’une quelconque vérité sur la vie et ses aléas.

Plus humblement, l’échange, et l’auto-questionnement des jeunes nous semblent nourri par tout les supports que l’on peut leur proposer, et qui viennent médiatiser leur rapport à l’intime, et à leur propre histoire. En cela, l’interaction entre éducateur et bénévole nous paraît extrêmement féconde, d’autant plus quand elle préserve une forte part de spontanéité et de créativité, à l’image des premières questions de la dernière classe que nous avons rencontrée :

« On va faire de la poterie ? Elle est où l’argile ? »...


CJC