Le projet associatif
Conformément à l’article 3 des statuts adoptés
en septembre 2002, Argile a pour but :
Une politique dans le champ des addictions
L’ensemble du projet associatif est bâti sur un socle éthique
résultant d’une capitalisation et de l’analyse d’une
expérience issue du parcours de l’ensemble des acteurs composant
l’association.
De manière transversale, l’éthique
(la confidentialité, le non jugement, l’ici et le maintenant…)
est réaffirmée comme outil de travail au quotidien, les
aspects de santé communautaire sont pris en compte dans la réflexion
sur les modes d’intervention et la question de la prise en compte
sur le plan de la réduction des risques des pathologies autres
que psychologiques et/ou psychiatriques (hépatites
et VIH notamment) est posée clairement comme
fondement de la pratique au quotidien des intervenants de Argile.
Cela signifie que Argile intègre dans ses pratiques une approche sanitaire globale communautaire destinée à permettre l’émergence de l’auto-support des personnes, d’observer et d’analyser les vulnérabilités multiples des personnes usagères de produits, et de porter un discours politique résolument novateur dans le cadre de la prise en compte des addictions et de la politique de réduction des risques.
Il s’agit, au-delà d’une systématisation de la promotion du dépistage, de véritablement aborder les questions des interactions entre les addictions et les IST (Infections Sexuellement Transmissibles), de travailler en partenariat étroit avec les réseaux de prise en charge des hépatites et VIH, de proposer une réflexion sur la qualité de l’accès aux soins des personnes usagères de produits infectées par les hépatites et/ou le VIH, dans une mission affirmée de médiateur de santé. La réduction des risques sanitaires et des dommages causés par l’usage de produits est ainsi un champ incontournable de l’action de Argile.